Ville de Vianden

Les remparts

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Dépourvue de végétation et préservée de toute construction annexe, la ceinture fortifiée sillonne les collines bordant la ville jusqu’à l’imposant château fort féodal, offrant par endroits d’impressionnantes perspectives sur l’ouvrage. Depuis les années 1960, des restaurations et des reconstructions partielles assurent la sauvegarde de ce majestueux monument du passé.

A l’intérieur des remparts, le schéma urbain historique, délimité par les remparts, fait que les proportions des bâtisses n’ont guère évolué.

Grâce à l’édification de nouvelles portions de remparts, le faubourg et le marché furent intégrés aux fortifications avant la fin du 14e siècle. L’essentiel des fortifications a subsisté jusqu’à nos jours telles qu’elles existaient au bas Moyen Age. Conçu en pierre naturelle de schiste maçonnée, le mur d’enceinte, dont le faîte est dépourvu de créneaux, devait atteindre une hauteur de 9 m pour une épaisseur d’environ 1,50 m. En 1776, les premières tours furent cédées au plus offrant, tandis que les recettes de l’impôt sur le vin, créé en 1453, qui servaient jusque-là à financer les travaux de construction et d’entretien des remparts, furent employées à d’autres fins à partir de 1787. Devenues des obstacles à la circulation, les portes de la ville furent détruites entre 1835 et 1850.Depuis le développement du tourisme et la restauration du château fort au 19e siècle, les restes des remparts connaissent un regain d’intérêt. Classée au patrimoine culturel depuis 1938, la ville a cependant fait l’objet de plusieurs fouilles archéologiques notamment au niveau de l’Eglise des Trinitaires ( 1990-1991) et des remparts (1999-2000)



Depuis le Moyen Age, la ville de Vianden s’articule autour de ses portes, ses tours et ses remparts. La pittoresque ville féodale, qui fut un des rares endroits fortifiés sur le territoire actuel du Luxembourg, constitue un des seuls exemples de fortifications du bas Moyen Age, subsistant dans son intégralité. C’est dans une petite vallée secondaire, entre la rivière ardennaise de l’Our et le château fort, que les imposants remparts, entrecoupés de nombreuses tours, entourent la partie supérieure et historique de la ville, sur une distance d’environ 1150 m, dont le tracé rappelle la forme ovoïde d’un rein.




Les tours à gorge ouverte

Le faible éloignement entre les tours à gorge ouverte, qui flanquent les remparts sud et ouest, constitue une particularité du mur d’enceinte de Vianden. Ces tours érigées en saillie ne sont espacées que de 20 à 30 m. Ceci permettait de contrôler et de défendre facilement les petites sections de mur qui les séparent, rendant superflu tout chemin de ronde. La tour à gorge ouverte est une innovation de l’architecture militaire des 13e/14e siècles. Elle a remplacé les tours fermées, rectangulaires ou quadrangulaires, sur lesquelles elle présentait l’avantage d’empêcher l’assaillant de se retrancher dans la tour, si celle-ci venait à être prise.


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